Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Suite à la réponse de la Municipalité, le soussigné dépose la résolution suivante :
Le Conseil communal de Chavannes-près-Renens souhaite :
1) que la Municipalité relaie l’opposition du Conseil communal à la ratification par la Suisse de tout accord international.
• qui contraigne les collectivités locales à privatiser leurs services publics, empêche le développement futur de nouveaux services publics, ou rende irréversible toute décision de libéralisation ou de privatisation,
• qui considère les règles adoptées démocratiquement au niveau communal, cantonal ou fédéral en matière de protection de la santé publique, de police du commerce, d’aménagement du territoire, de protection de l’environnement, de protection des données ou de protection des travailleurs comme des « obstacles au commerce ».
2) que la Commune de Chavannes-près-Renens soit déclarée «Zone Hors TISA/ACS» et engage les autres municipalités vaudoises et suisses à faire de même.
Julien-Clément Waeber
Conseiller communal
Chavannes, déposée le 10.11.2016
Refusée
jeudi 10 novembre 2016
POSTULAT « POUR UN MARCHE A CHAVANNES »
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Ceux qui sont allés dans la rue pendant la campagne des élections communales auront sans doute fait ce constat : à Chavannes, il n’y a malheureusement pas grand monde dans les rues ! L’étiquette « cité dortoir » que notre commune porte est donc, fort malheureusement, une sorte de réalité.
A Chavannes, il n’y a pas de lieu qui attire du monde, un lieu d’attraction, par exemple un centre commercial. Le seul point d’attraction que la commune a est Aligro mais sa clientèle est très largement régionale et professionnelle. Il y a aussi la déchèterie mobile mais ce n’est pas un lieu très glamour...
C’est pourquoi je propose d’étudier la faisabilité d’organiser un marché, par exemple hebdomadaire, pour les Chavannoises et les Chavannois. Un marché permettrait de créer un espace de rencontre et d’animer une rue ou un quartier. Cela permettrait aussi de renouer avec la culture maraichère qui avait cours autrefois sur notre commune.
Concernant les lieux susceptibles d’accueillir ce marché, je pense notamment au parking de la Cerisaie, au parking de la buvette des terrains de la Plaine, au grand parking de la Blancherie ou encore à la toute nouvelle place dans le quartier de Préfaully devant la Poste et le magasin Denner. Ce marché pourrait par ailleurs se situer à moyen ou à long terme aux Cèdres, une fois ce plan de quartier réalisé.
En conclusion, je demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’organiser un marché, par exemple hebdomadaire, à Chavannes.
Julien-Clément Waeber
Conseiller communal
Chavannes, déposé le 08.09.2016
Refusé le 10.11.2016
Mesdames, Messieurs,
Ceux qui sont allés dans la rue pendant la campagne des élections communales auront sans doute fait ce constat : à Chavannes, il n’y a malheureusement pas grand monde dans les rues ! L’étiquette « cité dortoir » que notre commune porte est donc, fort malheureusement, une sorte de réalité.
A Chavannes, il n’y a pas de lieu qui attire du monde, un lieu d’attraction, par exemple un centre commercial. Le seul point d’attraction que la commune a est Aligro mais sa clientèle est très largement régionale et professionnelle. Il y a aussi la déchèterie mobile mais ce n’est pas un lieu très glamour...
C’est pourquoi je propose d’étudier la faisabilité d’organiser un marché, par exemple hebdomadaire, pour les Chavannoises et les Chavannois. Un marché permettrait de créer un espace de rencontre et d’animer une rue ou un quartier. Cela permettrait aussi de renouer avec la culture maraichère qui avait cours autrefois sur notre commune.
Concernant les lieux susceptibles d’accueillir ce marché, je pense notamment au parking de la Cerisaie, au parking de la buvette des terrains de la Plaine, au grand parking de la Blancherie ou encore à la toute nouvelle place dans le quartier de Préfaully devant la Poste et le magasin Denner. Ce marché pourrait par ailleurs se situer à moyen ou à long terme aux Cèdres, une fois ce plan de quartier réalisé.
En conclusion, je demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’organiser un marché, par exemple hebdomadaire, à Chavannes.
Julien-Clément Waeber
Conseiller communal
Chavannes, déposé le 08.09.2016
Refusé le 10.11.2016
Interpellation « Chavannes hors zone TISA/ACS »
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Depuis deux ans et dans un grand secret se tiennent des négociations sur le commerce des services entre les Etats-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres Etats, dont la Suisse. Ces négociations visent à faire adopter par les parties négociatrices des accords communément nommés par l’acronyme anglais TISA, qui signifie trade in services agreement (Accord sur le commerce des services, ACS).
Ces négociations se tiennent afin de contourner la résistance exprimée par les forces démocratiques, les mouvements sociaux, les syndicats et les gouvernements de nombreux pays qui tous se sont déjà opposé aux contenu du cycle de négociations de Doha entrepris au sein de l’OMC pour la conclusion d’un accord global sur le commerce les services (AGCS), négociations aujourd’hui au point mort.
Cet accord prévoit entre autres, la libéralisation de pans entiers du service public (santé, formation, énergie) et de l’agriculture. Le but poursuivi, en substance, de permettre aux entreprises multinationales de s’approprier le commerce de tous les services publics sur les grands marchés transaltantique et transpacifique, de démanteler les services publics afin de faire subventionner des intérêts privés par des fonds publics.
Ces tractations concernent les services publics essentiels à la population, tels que la santé, l’éducation, la protection de l’environnement, les transports, la distribution de l’eau, la gestion des déchets ainsi que toutes les activités culturelles et sportives, qui sont souvent gérés par les communes.
Les petites et moyennes entreprises locales sont également menacées car elles ne pourront concurrencer les entreprises multinationales qui échappent aux législations nationales ou internationales et qui constituent des monopoles incontrôlables démocratiquement dans tous les domaines où elles exercent leurs activités.
De nombreuses villes de Suisse et du monde entier ont déclaré leurs territoires zone hors tisa.
En conséquence, le soussigné pose les questions suivantes :
1. La commune de Chavannes s'est-elle assurée auprès de l'administration fédérale que TISA/ACS n'impactera aucun des différents services publics de la commune ?
2. Est-ce que TISA/ACS laissera la commune libre de mandater de préférence, dans le cadre de ses activités, des organismes locaux, offrant de bonnes conditions de travail ou respectueux de l'environnement ?
3. L’accord TISA/ACS laissera-t-elle la commune libre d’appliquer la totalité des règles qu’elles s’est donnée démocratiquement, ou y a-t-il un risque que certaines d’entre elles soient considérées comme des « obstacles au commerce déraisonnables ou non-nécessaires » et donc annulées ?
4. La commune de Chavannes a-t-elle été sollicitée par des collectivités publiques, ou par d'autres organisations, pour exprimer auprès de la Confédération le soutien du service public face aux services privés ?
Julien-Clément Waeber
Conseiller communal
Chavannes, déposée le 08.09.2016
Mise à l'ordre du jour le 10.11.2016
Mesdames, Messieurs,
Depuis deux ans et dans un grand secret se tiennent des négociations sur le commerce des services entre les Etats-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres Etats, dont la Suisse. Ces négociations visent à faire adopter par les parties négociatrices des accords communément nommés par l’acronyme anglais TISA, qui signifie trade in services agreement (Accord sur le commerce des services, ACS).
Ces négociations se tiennent afin de contourner la résistance exprimée par les forces démocratiques, les mouvements sociaux, les syndicats et les gouvernements de nombreux pays qui tous se sont déjà opposé aux contenu du cycle de négociations de Doha entrepris au sein de l’OMC pour la conclusion d’un accord global sur le commerce les services (AGCS), négociations aujourd’hui au point mort.
Cet accord prévoit entre autres, la libéralisation de pans entiers du service public (santé, formation, énergie) et de l’agriculture. Le but poursuivi, en substance, de permettre aux entreprises multinationales de s’approprier le commerce de tous les services publics sur les grands marchés transaltantique et transpacifique, de démanteler les services publics afin de faire subventionner des intérêts privés par des fonds publics.
Ces tractations concernent les services publics essentiels à la population, tels que la santé, l’éducation, la protection de l’environnement, les transports, la distribution de l’eau, la gestion des déchets ainsi que toutes les activités culturelles et sportives, qui sont souvent gérés par les communes.
Les petites et moyennes entreprises locales sont également menacées car elles ne pourront concurrencer les entreprises multinationales qui échappent aux législations nationales ou internationales et qui constituent des monopoles incontrôlables démocratiquement dans tous les domaines où elles exercent leurs activités.
De nombreuses villes de Suisse et du monde entier ont déclaré leurs territoires zone hors tisa.
En conséquence, le soussigné pose les questions suivantes :
1. La commune de Chavannes s'est-elle assurée auprès de l'administration fédérale que TISA/ACS n'impactera aucun des différents services publics de la commune ?
2. Est-ce que TISA/ACS laissera la commune libre de mandater de préférence, dans le cadre de ses activités, des organismes locaux, offrant de bonnes conditions de travail ou respectueux de l'environnement ?
3. L’accord TISA/ACS laissera-t-elle la commune libre d’appliquer la totalité des règles qu’elles s’est donnée démocratiquement, ou y a-t-il un risque que certaines d’entre elles soient considérées comme des « obstacles au commerce déraisonnables ou non-nécessaires » et donc annulées ?
4. La commune de Chavannes a-t-elle été sollicitée par des collectivités publiques, ou par d'autres organisations, pour exprimer auprès de la Confédération le soutien du service public face aux services privés ?
Julien-Clément Waeber
Conseiller communal
Chavannes, déposée le 08.09.2016
Mise à l'ordre du jour le 10.11.2016
lundi 31 octobre 2016
Singularités 30.10.2016
Voici toutes les questions qui m'ont été posé et mes réponses qui n'ont pas toutes été retenues au montage :
Comment vous définissez-vous? Je suis bisexuel. J’ai déjà eu des
relations sexuelles avec des hommes, mais rien de plus. Je ne suis sorti
qu’avec des filles. Je suis libre dans ma sexualité.
Que pensez-vous de la réalité (LGBTIQA* et
handicap) que d'aucuns qualifient, encore aujourd'hui, de taboue ? Dans la société actuelle, ces questions
sont forcément taboues… Moi, je dis que la société a un problème avec le sexe…
Comment votre sexualité
a été accueillie par vos proches et par vos ami(e)s ? Je n’ai pas fait de coming out car je ne
vois pas pourquoi j’en ferais un. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi on
doit faire un coming out quand on est LGBT. Pourquoi un hétérosexuel ne fait
pas de coming out pour dire qu’il est hétéro ? Pourquoi est-ce qu’on ne
doit faire un coming out que lorsqu’on est d’une autre orientation sexuelle ?
C’est bien la preuve qu’il y a un problème quelque part.
Quels sont les obstacles auxquels font face les
personnes en situation de handicap dans la communauté (Les lieux de rencontre
LGBTIQA*) ? Je ne peux pas
vous dire car je ne fréquente pas ce milieu.
Un certain nombre de personnes en situation de
handicap vivent pour très longtemps dans des foyers ou chez leur famille.
Pensez-vous que cela peut sérieusement compliquer les choses ? Comment cela
s'est passé pour vous?
Le
problème, qu’on soit en institution, à domicile ou chez sa famille, c’est la tierce
personne. Et plus vous êtes dépendant, plus cela devient compliqué… Quand
j’étais en institution, la direction devait être informée et donner son accord,
pour que je puisse dormir et avoir des relations sexuelles avec mon ex-copine.
Vous vous rendez compte ? Chaque fois que vous voulez avoir des relations
sexuelles, vous êtes obligé de faire une demande à la direction. Et celle-ci va
prendre en compte la durabilité de la relation comme un critère. Donc cela veut
dire que ça exclut la relation sans lendemain ou plus vulgairement des plans
cul entre résidents.
Est-ce que votre poste
de conseiller vous a permis d'intervenir en faveur des droits de personnes
LGBTIQA* et/ou en situation de handicap ? Comme je ne suis qu’au niveau communal,
mon moyen d’action est assez limité. Mais j’ai déposé un postulat pour que la
commune distribue des préservatifs aux jeunes, malheureusement cela a été
refusé. Concernant plus particulièrement les droits LGBT, je suis en
particulier intervenu auprès de la municipalité pour savoir si elle était prête
à engager sans discrimination des personnes issues de minorités. La réponse
était positive même s'il est difficile de ccontrôler cela
dans la réalité. Concernant les personnes en situation de
handicap, comme conseiller communal moi-même touché par une situation de handicap,
j'ai pu sensibiliser tout au long de mon mandat le milieu politique à la
problématique des personnes en situation de handicap et démontrer
qu'une telle situation n'est clairement pas un obstacle à une
activité politique. Je suis bien évidemment intervenu tout au long de mon
mandat sur les questions de l'accessibilité des infrastructures et des services
aux personnes en situation de handicap.
Pensez-vous que l'initiative d'Eben-Hézer pour la
Pride est un signe que les choses évoluent dans la bonne direction ? Dans un sens oui, mais dans l’autre cela
devrait être inné…
Comment vivez-vous aujourd'hui votre sexualité ?
Je fais appel de temps en temps à une
assistante sexuelle. Mais je préfèrerais avoir des rencontres (sexuelles) sans
lendemain et des plans cul, mais c’est très difficile d’en avoir. Quand aux
lieux libertins, il y a deux problèmes : L’accessibilité et l’accompagnement.
Pour l’accessibilité, quasiment tous les lieux disent qu’ils ne sont pas
accessibles, à savoir si c’est vrai… Et pour l’accompagnement, ben c’est
délicat de me faire accompagner par mes auxiliaires de vie… Néanmoins, il y en
a un à Genève qui s’est montré ouvert. Je n’y suis allé qu’une fois. Il y avait
deux ou trois marches à l’entrée, et ils m’ont dit qu’ils m’aideraient mais au
final c’est mon auxiliaire de vie qui a dû pratiquement tout faire, alors que
je lui avais dit qu’elle n’était pas obligée de rester… Mais j’aimerais retourner
dans ce genre d’endroits.
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